24 juin 2009

Les frais de scolarité

[1] Les étudiants sont des clients ...

En prenant les frais de scolarité de l'année en cours, voici le coût d'une année universitaire à la Québécoise pour un français (encore une entente qui nous permets de payer les mêmes frais que les québécois !):

Udem - 30 crédits = 2600$ca

Soit un total de 10 400$ca pour le diplôme de "prof" (+/- 7000 euros).

Je vois déjà certains français bondir de leur siège, trop habitués à payer une somme modique (mais déjà trop élevée pour eux) pour l'inscription à la fac.
Et oui, n'oublions pas que le Québec c'est aussi l'Amérique du nord, là où tout à un prix.

Mais réfléchissons un peu ...

En France, nous payons quelques euros pour un enseignement très moyen et pas franchement reconnu. Les profs sont peu disponibles, les moyens restreins, les cours trop généraux...
J'ai un peu pouffé de rire lorsque l'on m'a annoncé que pour valider un seul crédit Québécois (soit un cour), il fallait en avoir 45 côté français, soit plus d'un semestre !!!

Bref,

Plus que les moyens matériels et les professeurs reconnus dans leur profession, en Amérique c'est toute une ambiance que l'on trouve dans les universités. Là bas, les étudiants ont la niak... Souvent ils font un prêt et travaillent les fins de semaine pour payer leurs études, ils ont donc bien plus de motivation et d'envie de décrocher leur diplôme... Redoubler signifierais devoir repayer ces frais de scolarité conséquents... So, no way !
Reconnaissons-le, les amphis français sont quant à eux bondés (en tous cas, au début de l'année) d'étudiants boursiers qui sont d'avantage motivés par la bourse que par une éventuelle mention au diplôme ... J'en ai d'ailleurs fait parti. Deux années au frais de la princesse à préferer passer la journée au cinéma plutôt qu'en cours... Résultat ... rien ....

Dans les deux cas, un étudiant qui s'en donne les moyens réussira, en France, au Québec ou ailleurs ... reste à savoir comment il souhaite réussir ...

[2] Et le client est roi ...

21 juin 2009

La securité sociale

Grâce à une entente entre la France et le Québec, les citoyens français bénéficient de la sécurité sociale québécoise durant leurs études.

Voici la marche à suivre:

- Rendez vous dans votre CPAM pour expliquez votre projet d'étude au Québec.
On vous demande de présenter votre carte vitale et la lettre d'admission de l'université.

Si tout est en ordre, le préposé remplit le formulaire SE 401-Q-102 et vous le remet.

Une fiche d'instructions vous sera également fournie.

- A votre arrivée au Québec, il faudra vous rendre à la RAMQ (équivalent de notre CPAM) avec ce formulaire, votre CAQ et une attestation d'inscription à l'université.
N'oubliez pas de prendre quelques $$ pour faire la photo (il n'ont pas voulu de ma photo d'identité faite en France).
On vous demande aussi une adresse postale, afin de vous faire parvenir votre carte vitale québécoise (appelée carte soleil).

Vous voilà maintenant couvert gratuitement pour une année par une assurance maladie, hospitalisation et médicaments (pour le remboursement des médicaments, il faut avoir moins de 26 ans).
Une assurance dentaire est souvent incluse dans les frais d'inscription des universités. En ce qui concerne l'udem, il faut payer 116$. Cette assurance étant facultative (mais recommandée vu le prix des soins et des assurances privées), vous pouvez toujours demander son annulation et ainsi, être remboursé.

Si vous partez faire un séjour à l'étranger, notamment un éventuel retour en France l'été, vous restez couvert par l'assurance maladie Québécoise.

L'inscription auprès de la RAMQ doit être renouvelée tous les ans.

16 juin 2009

Court séjour à Montréal




Il y a quelques semaines maintenant, je recevais une lettre de l'université de Montréal.
J'étais conviée à une réunion d'information ainsi qu'à un test de français obligatoires.
Le fait de ne pas me présenter à ce test pourrait me coûter ma place dans le programme tant convoité.




Ni une ni deux, je prévois une petite virée à Montréal.

Par chance, le proviseur de mon collège me laisse prendre quelques jours. Par miracle, je réussis à décrocher un aller-retour pour 280 euros.

Ce sera du 12 au 17 juin.

Nous sommes aujourd'hui le 15 juin, 19h30 heure locale. J'ai retrouvé la ville que j'ai découverte il y a un an. Je m'y sens comme chez moi et je profite de chaque instant de ces -trop courts- cinq jours. J'ai aussi un morceau de papier extrêmement important dans mon passeport: mon visa !
J'ai profité de ce voyage pour faire valider mon permis d'étude.
Voilà comment çà se passe:
- Vous arrivez à la sécurité de l'aéroport. Là on vous demande la raison de votre voyage. J'ai donc répondu "pour études".
- On vous dirige alors dans la salle derrière: l'immigration.
- Vous attendez votre tour et lorsqu'un guichet se libère, c'est à vous de jouer ...
- Le monsieur ou la dame vous demande votre passeport et la raison de votre séjour.
Je lui réponds "Je viens étudier". L'agent d'immigration me demande alors dans quelle université je vais m'inscrire, regarde mon passeport et commence à tapoter sur son ordinateur. Pendant ce temps, je cherche dans mon sac mon CAQ et ma lettre d'admission. Je relève la tête, contente de les avoir trouvé mais au moment de les lui présenter, le monsieur me dit "Voilà madmoizelle, votre passeport et votre visa, bienvenue chez nous !"

Moins d'une minute et c'était fait ... Il est agrafé à la place de mon ancien visa de stage. Validité: 31 août 2012 !


15 juin: Découverte de l'udem

Ce matin je me suis donc rendue dans ma future université d'accueil. Et oui, finalement j'ai choisi l'udem (prononcé u-deux-aime).
Après un petit mot d'accueil, pour nous féliciter très chaleureusement de s'être démarqué de la multitude de candidatures reçues pour peu de places, on nous offre un petit guide explicatif assez complet.
On y apprend entre autres quels sont les cours à choisir à l'automne, à qui nous devons nous adresser en cas de problème et des tas d'autres choses que je n'ai pas retenues. J'étais sans doute trop captivée par la disposition des salles de cours, tout à fait à l'image de ce que l'on voit dans les films américains. Jamais je n'aurais pensé m'asseoir sur ces chaises avec des tablettes individuelles accrochées dessus.

L'après midi, c'était du sérieux. Nous avions rendez-vous dans une autre salle pour le test de francais, un amphithéâtre cette fois ci. Encore une fois, la différence est notable par rapport à nos amphis français.
Micro pour le prof, vidéoprojecteur et tout un tas de gadgets ...
Côté élève, il y a un gros plus: le confort ! Nous avons des chaises scellées mais elles pivotent à 180°. Je me suis amusée à pivoter de droite à gauche et d'avant en arrière pendant une heure.

On nous explique comment va se dérouler l'épreuve, appelé TFLF (test de français Laval-Montréal).
Il y a 66 questions à choix multiples. Il faut obtenir 60% de bonnes réponses pour le réussir.

Pour les 50 premières questions, il fallait trouver une faute éventuelle entre 4 propositions.
Exemple:

1) Pierre a donné 100$ à Paul
2) Le dessin que Paul a dessiné est très joli.
3) Jacques ne voulait pas jouer avec lui.
4) Jean a cancellé son rendez-vous avec Marc.
5) Aucune erreur

Et là en petite française que je suis je me dis "Cancellé ??? Mais çà n'existe pas !"
Voilà ou est toute la difficulté. Au Québec emploi t-on ce genre d'anglicisme ? Allez savoir ...

Dans le même genre il y avait des questions de conjugaison, d'accords, de prépositions, de nombres ou encore de ponctuation ...

Les dernières questions portaient, elles, sur des définitions de mots.
Exemple: "Indigent"
Pour moi un indigent c'est quelqu'un de pauvre, un miséreux. Sauf que bien sur, cette définition ne faisait pas partie des quatre propositions.

Il y a 6 ou 7 questions ou vraiment je ne savais pas, ou alors j'avais un gros doute (comme ce fameux cancellé).

Le test dure 1h30. En 45mn j'avais terminé. Je ne préfère pas me prononcer sur une potentielle réussite ou au contraire sur un échec. J'attends les résultats avec impatience.
Par contre, ce que je peux dire à celles et ceux qui auront à passer ce test, c'est qu'avec un peu d'entraînement sur les thèmes que j'ai mentionné plus haut, il doit être assez facile d'obtenir ces 60% de bonnes réponses.

Pour aller plus loin ...

Si vous avez apprécié ce blog et que vous y avez trouvé votre bonheur, n'hésitez pas à en parler autour de vous. :)

Au moment de faire mes recherches, j'ai trouvé les informations au compte-goutte. Beaucoup de blogs et de forums traitent de l'immigration et du pvt ... Par contre il est assez difficile de trouver des sites internet ou des blogs consacrés aux étudiants.
Encore plus lorsqu'il s'agit de programmes hors échange Crepuq !

Dans quelques temps, je prévois de publier un VRAI guide pour les futurs étudiants internationaux au Québec. N'hésitez pas à me donner des idées, des conseils pour faire de ce projet une réussite !

:)